Notre vision de l'école

D'inspiration Montessori, Freinet et la théorie des intelligences multiples

L'esprit de l'école se veut avant tout humaniste et libre où les lois naturelles de l'apprentissage de l'enfant y sont respectées.

Nous sommes pour l'harmonie de plusieurs pédagogies qui font leurs preuves depuis de nombreuses années maintenant.

Les pédagogies Montessori, Freinet et la théorie des intelligences multiples au service de l’élève

  • Chaque enfant progressera à son propre rythme (tous les enfants ne sont pas prêts pour les mêmes apprentissages au même âge).
  • Utilisation du Mindmapping (carte mémoire). L'équipe formée à cette technique initiera les élèves aux cartes heuristiques.
  • Utilisation d’affiches ludiques (avec pictogrammes) pour les règles de vie aux endroits appropriés. Instauration de routines quotidiennes pour apaiser l’enfant.
  • Un seul pan de mur de la classe sera utilisé pour afficher des rappels, les autres pans de mur resteront sobres pour éviter la sur-stimulation.
  • La 1ère semaine d'intégration est consacrée à déterminer les préférences évocatrices des enfants. L’équipe adaptera sa guidance en fonction du profil de l’enfant et de son niveau d’apprentissage et non de son âge. Il sera déterminé si l’enfant a un profil visuel, auditif (ou verbal) ou kinesthésique.
  • Ne pas confondre Attention et Concentration : en mobilisant l’attention, on facilite la concentration.
  • Programme de l’Education Nationale respecté sur tout un cycle (3 années).
  • Il n’y aura aucun travail demandé à la maison.
  •  Invitation à l’enfant à résumer ce qu’il a compris, lui demander de créer sa propre carte mémoire (complétée et/ou corrigée par l’enseignant le lendemain) ainsi la leçon sera retenue et comprise sans utiliser le « par cœur ».
  • L’utilisation des mandalas sera favorisée pendant les pauses ainsi que la méditation et le yoga.
  • Autonomiser l’enfant en l’encourageant à faire des choix.
  • Valoriser l’enfant sans gonfler son égo.
  • Ne jamais juger l’enfant mais l’acte.
  • Faire réparer les erreurs plutôt que de punir.

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  • Toute l’équipe devra éviter les négations : ne pas dire « non » mais stop avec le geste de la main, éviter de dire « tu ne dois pas faire ça » mais plutôt « il est interdit de faire ça » et toujours expliquer pourquoi (Isabelle Filliozat).
  • Pour les « cours » de philosophie, mise en place du système des phrases positives à piocher au hasard dans un bocal (Jeanne Siaud Fachin).
  • Initiation à la maïeutique, encourager les enfants à poser des questions ouvertes. Utiliser CQQCOQP (combien, qui, quoi, combien, où, quand, pourquoi et pour quoi).
  • Le programme pédagogique de l'école et sa progression avec le matériel Montessori  :Carte progression montessori

Les principes de la pédagogie Montessori

La liberté
C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées, à la seule condition d’avoir déjà « vu » cette activité avec l’éducateur(trice), et peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

L’autodiscipline
Elle va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir « juste » ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.

L’action en périphérie
Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire. Ou encore, de mettre à sa portée un meuble à chaussures et à chaussons, plutôt que de lui demander d’aller les ranger ou les chercher dans un placard.

Le respect du rythme de chacun
Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. La pédagogie Montessori met l’accent sur le respect du rythme de chaque enfant, et préconise de ne pas mettre d’étiquettes aux enfants (« tu es lent », « tu es rapide »), au risque de l’enfermer dans ce qualificatif. Et Maria Montessori d’ajouter que le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement, et que les apprentissages des enfants se font par à-coups.

L’apprentissage par l’expérience
L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L’activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

L’éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.

Une pédagogie de l’enfance 
La pédagogie Montessori, à proprement parler, ne s’applique que pour les enfants de 3 à 12 ans, c’est à dire au primaire (écoles maternelles et élémentaires). Mais il existe aussi des collèges et des lycées d’inspiration montessorienne. Les professeurs y sont familiers avec la pédagogie Montessori et en gardent les valeurs de respect et de valorisation de l’enfant.

De 3 à 12 ans : 3 classes
La pédagogie Montessori décompose le primaire en trois classes. La première, appelée la Maison des enfants, correspond à la maternelle et s’adresse aux 3-6 ans. La seconde, appelée école élémentaire, se décompose en deux classes : l’une pour les 6-9 ans, l’autre pour les 9-11 ans. Mais dans certains établissements, ces deux classes fusionnent, formant ainsi une classe unique pour les 6-11 ans. Les passages d’une classe à l’autre sont souples, et peuvent se faire en cours d’année, de façon, selon les montessoriens, a être au plus proche du rythme de l’enfant et à ne pas freiner ou accélérer son développement.

Bilinguisme
Beaucoup d’écoles montessoriennes en France sont des écoles bilingues (et ce, dès la maternelle), avec, dans chaque classe, un éducateur francophone et un éducateur anglophone. Pour certaines, cela peut aller jusqu’à mettre les enfants en immersion complète, pendant 3 heures par jour, dans une langue puis dans l’autre (par exemple, le matin en français, et l’après-midi en anglais).

Le programme
Les activités proposées aux enfants dépendent chacune d’un domaine facilement identifiable : vie pratique, sensoriel, mathématiques, langage, sciences, histoire et géographie, musique et art. Si l’enfant est libre de choisir lui-même ses activités, il n’en n’est pas moins guidé par l’éducateur(trice) montessorien, dont le rôle n’est pas d’enseigner un savoir, mais un « savoir-apprendre ». Aussi, il est de son ressort d’inciter les enfants à s’intéresser à tous les domaines, à multiplier les nouveautés et les envies de découvrir. Les écoles Montessori affirment couvrir très largement le programme de l’Education Nationale.

L’adaptation
Avant 6 ans, les enfants semblent ne pas avoir de mal à s’adapter à la pédagogie Montessori, mais pour les enfants plus grands, qui ont expérimenté le système classique, il se peut que cela soit plus compliqué. Moins passifs, mais aussi moins cadrés, ils peuvent avoir des difficultés à gérer la liberté qui leur est soudain accordée et à s’approprier les principes de l’autodiscipline. Et inversement pour un enfant qui passerait de la pédagogie Montessori à l’école publique.

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Les principes de la pédagogie Freinet

Une pédagogie qui aide l'enfant à révéler le meilleur de lui-même

La pédagogie Freinet s'intéresse à l'enfant avant tout.
Encadré, encouragé, mis en confiance, motivé par des activités intéressantes et créatives,
il peut se développer et apprendre à son rythme. Pas de stress, mais l'envie de progresser. 
Pas de compétition mais une émulation et une collaboration enrichissantes. 
Pas de notes, mais de véritables dialogues d'évaluations
Pas de devoirs à la maison parce que le travail se fait à l'école
et qu'à la maison, on joue et on se détend en famille.
Pas de punitions mais des conseils, des exemples, du dialogue... et le jugement de ses pairs.

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La pédagogie au prisme des Intelligences multiples

La théorie des Intelligences multiples d'Howard Gardner

La notion d' « Intelligences multiples » a été proposée par un professeur de l'Université de Harvard, Howard Gardner, en 1983 dans son livre Frames of Minds : the Theory of Multiple Intelligence
Il suggère que chaque individu dispose de plusieurs types d'intelligences, pour lesquelles il a naturellement une plus ou moins grande compétence. Sa théorie a été reprise par de nombreux chercheurs et on distingue aujourd'hui huit principales formes d'intelligences :

  • L'intelligence corporelle / kinesthésique 
    C'est la capacité à utiliser son corps d'une manière fine et élaborée, à s'exprimer à travers le mouvement, à être habile avec les objets. 
  • L'intelligence interpersonnelle 
    C'est la capacité d'entrer en relation avec les autres. 
  • L'intelligence intra-personnelle 
    C'est la capacité à avoir une bonne connaissance de soi-même. 
  • L'intelligence logique-mathématique 
    C'est la capacité à raisonner, à compter et à calculer, à tenir une raisonnement logique. C'est cette forme d'intelligence qui est évaluée dans les tests dits de « Quotient intellectuel ». 
  • L'intelligence musicale / rythmique 
    C'est la capacité à percevoir les structures rythmiques, sonores et musicales. 
  • L'intelligence naturaliste 
    C'est la capacité à observer la nature sous toutes ses formes, la capacité à reconnaître et classifier des formes et des structures dans la nature. 
  • L'intelligence verbale-linguistique 
    C'est la capacité à percevoir les structures linguistiques sous toutes leurs formes. 
  • L'intelligence visuelle / spatiale C'est la capacité à créer des images mentales et à percevoir le monde visible avec précision dans ses trois dimensions.

L'utilisation de la théorie des Intelligences multiples ne vise pas, bien sûr, à classifier les individus selon un seul type d'intelligence et à les enfermer dans des catégories et exclusives. Il s'agit au contraire de s'appuyer sur des capacités naturellement plus développées pour développer les autres. De plus, la ou les formes d'intelligences privilégiées par un individu peut varier avec le temps.
L'apport de la théorie d'Howard Gardner aux pratiques pédagogiques a été introduit en France par Bruno Hourst, enseignant et chercheur en pédagogie.
Face à l'hétérogénéité des élèves, souvent présentée comme un frein aux apprentissages, le prisme des Intelligences Multiples peut apporter un éclairage nouveau et enrichir les pratiques de différenciation. Il ne s'agit pas de suivre un modèle et on peut donc adapter la théorie des Intelligences Multiples à toute situation d'apprentissage et à tout contexte de classe.

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